Après le temps de l’émotion, le temps de l’action. Le cdH réclame la prise de mesures par rapport aux détenus radicalisés

Posté le 4 Juin 2018 dans Les Communiqués , National


Christian Brotcorne, Député cdH, interroge ce lundi après-midi Koen Geens en Commission de la Justice de la Chambre afin de faire toute la lumière sur le suivi des détenus radicalisés


Le cdH rappelle la nécessité de rassembler dans un même lieu de détention les détenus radicalisés qui constituent une menace grave de radicalisation afin d’éviter les effets de contagion. Par ailleurs, un processus de suivi doit être mis en place pour chaque détenu* radicalisé, de manière systématique, comme le préconise un récent rapport des Nations-Unies sur le sujet, et inspiré des travaux du CEPESS. 

Le Ministre devra également apporter toutes les explications quant à la pratique des congés pénitentiaires. Le cdH estime invraisemblable que des détenus considérés comme dangereux puissent bénéficier de congés pénitentiaires, qui plus est sans aucun contrôle durant ceux-ci. 

En outre, le cdH considère comme indispensable que la Sûreté de l’Etat puisse envoyer des experts au sein des prisons de façon à avoir l’information la plus précise possible sur les processus de radicalisation au sein même du milieu carcéral.

Enfin, les humanistes réclament la mise en place d’une Commission interministérielle Etat fédéral / Communautés afin de prendre toutes les dispositions nécessaires, chacun dans leurs compétences, sur la situation dans nos prisons.

Ces différents points seront également défendus par le Député Georges Dallemagne lors de la réunion de la Commission de suivi « Attentats terroristes » qui se tiendra dans le courant de la semaine prochaine à la demande du cdH.

Le cdH rappelle qu’il a, dès 2015, réalisé un travail de fond via son centre d’études (CEPESS) en présentant un plan d’actions global sur la question de la déradicalisation et les réponses à y apporter. Un ouvrage en est issu, disponible ici : www.cepess.be/sortie-du-livre-du-cepess-la-belgique-face-au-radicalisme-comprendre-et-agir/

*En décembre 2017, répondant à une question parlementaire de Georges Dallemagne, le ministre de la Justice estimait que, sur les quelques 450 détenus radicalisés, « 46 représentaient une menace grave de radicalisation des autres détenus ».