Ecouter, informer, respecter

Posté le 29 Novembre 2018 dans Les Communiqués , National


Benoît Lutgen et la famille du cdH ont appris avec tristesse le décès de Jean-Claude Nihoul, bourgmestre de Fernelmont. Benoît Lutgen et la famille du cdH ont appris avec tristesse le décès de Jean-Claude Nihoul, bourgmestre de Fernelmont.


Agé de 70 ans, notre ami venait d’être réélu à ce poste qu’il magnifiait, qu’il aurait occupé pour la sixième fois consécutive.

Il y a quelques mois, il a annoncé officiellement qu’il était soigné pour un cancer. Franc, entier, très proche de ses électeurs, Jean-Claude ne voulait pas masquer la réalité de la maladie, sans pour autant abandonner ses colistiers. Il estimait pouvoir assurer son mandat pendant deux ans encore, le temps de préparer sa succession….

D’abord instituteur, Jean-Claude Nihoul a suivi ensuite une formation d’ingénieur technicien avant de décrocher une licence en gestion. Il a mené l’essentiel de sa carrière professionnelle à l’Université catholique de Louvain-la-Neuve, dont il a assuré la gestion administrative des domaines. On lui doit notamment l’implantation du Musée Hergé. Il a également travaillé dans le cabinet du Ministre wallon Albert Liénard en charge de l’Aménagement du territoire ainsi qu’à la Société wallonne des eaux dont il fut l’un des directeurs.

Sur le plan politique, il présentait deux visages complémentaires.

D’un côté, il y avait l’homme des dossiers et des réseaux qui nouait de fructueux contacts dans les administrations et les cabinets, aux niveaux régional ou provincial. Il a été conseiller provincial, chef du groupe cdH et membre du Bureau économique de la Province de Namur dont il a assuré la présidence en 2013.

Il n’agissait pas par intérêt personnel, mais pour développer harmonieusement sa commune. Il a préservé le caractère rural des dix villages formant l’entité de Fernelmont, tout en lançant deux zones d’activités économiques dont une à cheval sur Andenne. Depuis son premier mandat, en 1988, la population de l’entité a augmenté de 50%.

De l’autre côté, il y avait l’homme des contacts vrais avec ses administrés. Jean-Claude Nihoul était l’incarnation de ces mandataires chaleureux, disponibles et précis en qui nos concitoyens ont confiance quelles que soient leurs convictions.

Très proche des habitants, passionné par sa commune, il prenait son temps, considérant chaque cas avec la même courtoisie, le même intérêt.

Il invitait chaque nouvel habitant à le rencontrer. Comme le précise une ancienne mandataire, « Les rencontres de Jean-Claude se résument à trois mots : « il les écoutait, les informait, les respectait. »

Présent sur tous les terrains, jovial et serviable tout en sachant dire « non » quand cela s’imposait, il bénéficiait d’une popularité hors du commun.

Il s’est engagé très tôt dans la politique communale. Candidat en 1970 à Hingeon, élu conseiller à la fusion, en 1976, il devint échevin en 1982 avant d’obtenir le mayorat en 1988 et sans interruption jusqu’à cette année.

Seule la maladie l’a empêché d’entamer un sixième mandat.

Notre formation politique est en deuil. Elle perd un mandataire solide, sérieux, compétent.  Elle perd aussi un humaniste, un homme chaleureux, bienveillant et au service de tous.

A son épouse Bernadette, à ses filles et à son fils, Benoît Lutgen et le cdH présentent leurs condoléances émues.