Enfermement des enfants: un choix indigne de notre société

Posté le 15 Mai 2018 dans Les Communiqués , National


Le secrétait d’Etat à l’Asile et à la Migration Theo Francken a obtenu l’accord du Kern sur l’enfermement d’enfants au centre 127 bis dès le mois de juillet.


« Après avoir remis en cause les libertés individuelles en évoquant la possibilité de visites domiciliaires,  voilà que notre pays s’apprête à violer les Droits de l’enfant, tels que définis dans la Convention internationale des Droits de l’Enfant », s’indigne Benoit Lutgen, président du cdH. « Il est urgent de s’interroger sur ce que ces pratiques disent de nous, de la société que nous construisons au quotidien ».

Le cdH se range aux cotés des associations qui se mobilisent autour de la campagne « On n’enferme pas un enfant. Point », soulignant notamment l’impact néfaste de la détention sur la santé, le développement et le bien-être des enfants, y compris en cas de détention de très courte durée et rappelant l’avis de la Cour européenne des Droits de l’Homme considérant l’enfermement des enfants comme un traitement inhumain et dégradant.

Le cdH plaide pour la construction d’une société intégrante et bienveillante, où les personnes en situations précaires sont aidées et respectées, en vertu du droit, y compris des accords internationaux. « L’urgence, pour chacun d’entre nous, est de construire une société apaisée » souligne Benoit Lutgen. « Cette mesure ne fait qu’accentuer les clivages et renforcer les stéréotypes. Theo Francken joue avec le feu. ».