Hépatite C : un premier bon pas mais il faut aller plus loin! C’est vital pour de nombreux patients !

Posté le 15 Novembre 2016 dans Les Communiqués , National , Santé/Recherche


Les nouveaux traitements contre l’hépatite C permettent de guérir 90% voire 100% des patients, alors qu’il y a 20 ans on ne guérissait que 10% des hépatites. L’apport pour les patients qui ont été contaminés par ce virus est donc majeur, et il est possible aujourd’hui d’envisager une éradication du virus de l’hépatite C en Belgique.


Catherine Fonck, députée fédérale et cheffe de groupe cdH à la Chambre, qui a, à de nombreuses reprises, interpellé la ministre De Block pour obtenir des avancées concrètes pour les patients souffrant de ce virus, salue la décision de la ministre d’octroyer enfin le remboursement pour les patients qui ont une fibrose débutante (stade F2 de la maladie) alors qu’aujourd’hui seuls les patients souffrant d’une fibrose avancée peuvent en bénéficier.

Cependant, elle continue à plaider pour que l’on puisse autoriser le remboursement de ce traitement à l’ensemble des patients atteints du virus de l’hépatite C. « Pour y arriver, il faut de la volonté politique et également résoudre l’équation purement budgétaire puisque ce traitement coûte cher. C’est évidemment encore plus compliqué quand le gouvernement décide de faire des économies drastiques dans le budget des soins de santé sans réinvestir ces économies dans la santé. » Catherine Fonck demande que la ministre De Block mène une négociation avec les firmes pharmaceutiques concernées dans les plus brefs délais. En effet, une réduction du coût du traitement permettrait toujours aux firmes d’y gagner si le nombre de traitements administrés augmentait. Dans le cas où une négociation n’était pas possible, la députée humaniste propose, comme elle l’a déjà fait et comme le préconise le KCE dans son étude sortie ce jour, de grouper les achats à l’échelle européenne, ou à tout le moins avec nos pays voisins (la France par exemple a déjà accordé le remboursement bien avant la Belgique) en faisant un appel d’offre commun.

L’enjeu de santé publique est majeur puisqu’un patient souffrant du virus de l’hépatite C peut développer une fibrose, puis une cirrhose, et éventuellement un cancer ou une décompensation hépatique, ces deux dernières complications nécessitant une transplantation de foie. Environ 300 belges décèdent chaque année suite à une infection par ce virus. Ne pas permettre à tous les patients souffrant d’hépatite C de pouvoir bénéficier de ces nouveaux traitements, quel que soit le stade de la maladie, c’est évidemment prendre le risque important que leur maladie ne se dégrade fortement, et qu’il soit trop tard...

Enfin, Catherine Fonck plaide pour qu’on ne doive plus passer par les biopsies hépatiques pour pouvoir avoir accès au remboursement comme c’est le cas aujourd’hui, mais en établissant le diagnostic par fibroscan et par des tests sanguins permettant ainsi d’éviter des examens invasifs et à risque.