Journée européenne de lutte contre l’obésité : une dynamique globale et audacieuse doit être mise en place

Posté le 23 Mai 2016 dans Les Communiqués , Chambre , Santé/Recherche


Ce 23 mai marque la journée européenne de lutte contre l’obésité. L’occasion, pour Catherine Fonck, députée fédérale et cheffe de groupe, de rappeler, à travers la proposition de résolution qu’elle a déposée, l’importance pour les différents niveaux de pouvoir de lutter contre ce phénomène en constante augmentation dont les conséquences entraînent, chaque année, 2.8 millions de décès dans le monde.


La députée humaniste propose le remboursement des interventions des psychologues et diététiciens dans le cadre de l’accompagnement des personnes en surpoids ou obèses.

De plus, afin de favoriser des habitudes alimentaires plus saines, Catherine Fonck plaide pour une TVA à 0% sur l’eau, les fruits et les légumes, produits de première nécessité qui doivent être disponibles à un prix abordable pour tous. Une proposition de loi a été déposée en ce sens à la Chambre.

Selon l’Institut Scientifique de Santé Publique (ISSP), en 2013, 48% des adultes étaient en surpoids et 14% pouvaient être qualifiés d’obèses. Toujours selon l’ISSP, 1 jeune (de 2 à 17 ans) sur 5 est en surpoids et 7% sont obèses. Des chiffres interpellants qui doivent pousser les pouvoirs publics à agir.

Pour Catherine Fonck, qui suit les recommandations du groupe de travail « Obésité » de l’INAMI, les volets de la prévention, de la détection précoce et la thérapie sur-mesure sont intimement liés.

La sensibilisation des différents acteurs de la santé des enfants et des jeunes (parents, responsables de lieux d’accueil, services de promotion de la santé à l’école, médecins,…) et la communication entre ces acteurs sont primordiales.

La députée humaniste préconise de renforcer l’approche de détection précoce lors des séances de vaccination ou via les services de promotion de la santé à l’école, pour les enfants plus âgés.

En outre, il est essentiel que la thérapie soit personnalisée. Chaque enfant est unique et les causes des problèmes de surpoids ou d’obésité peuvent dépendre de facteurs somatiques, socio-éducatifs et psychologiques et donc sont intimement liées à la personne. L’accompagnement doit donc être individualisé et le but ne doit pas être uniquement la perte de poids mais également l’acquisition de nouvelles habitudes et d’une image positive de soi.

Enfin, Catherine Fonck, au travers de sa proposition de résolution, plaide pour une approche globale du problème. Pour modifier ces comportements, c’est tout l’environnement de la personne qui doit être pris en compte. Il est donc primordial que non seulement les acteurs de la santé mais également de l’éducation, des médias, du secteur agro-alimentaire et de la fiscalité soient concernés par cette problématique.

Cette problématique du surpoids et de l’obésité relève de différents niveaux de pouvoir. Il est urgent de mettre sur pied une stratégie globale, audacieuse et coordonnée afin de lutter efficacement contre ce fléau.