Lutte contre le terrorisme : Seulement 100 millions engagés sur les 400 millions supplémentaires promis par le gouvernement pour 2016

Posté le 18 Octobre 2016 dans Les Communiqués , National , Sécurité/Police/Justice


Georges Dallemagne, député fédéral, dénonce la politique « poudre aux yeux » du gouvernement en matière de lutte contre le terrorisme.


Au lendemain des attentats de Paris en novembre 2015, le gouvernement avait annoncé, à grands renforts de publicité, qu’il allait dégager, pour l’année 2016, 400 millions supplémentaires afin de renforcer l’ensemble des services de sécurité et de renseignements.

A ce jour, seulement 100 millions ont fait l’objet d’un engagement, soit un quart du budget promis, dont 86 millions d’euros ont été effectivement dépensés. La moitié l’a été dans le département de la Défense. C’est ce qui ressort d’une question posée par le député cdH à la Ministre du Budget.

Pour Georges Dallemagne, « on est loin du refinancement massif annoncé et maintes fois répété par le gouvernement. C’est incompréhensible vu le contexte de menace dans lequel vit le pays depuis de nombreux mois maintenant. Je rappelle que, selon l’OCAM, nous sommes toujours au niveau 3 de la menace ».

Le député humaniste rappelle qu’il y a quelques semaines, la patron de la Sûreté de l’Etat avait tiré la sonnette d’alarme lors de son audition par la commission « Attentats » quant au manque de moyens criant auquel son service devait faire face.

A titre d’exemple, pour cette année, il n’a reçu que 1,7 millions d’euros ce qui ne compense même pas les heures supplémentaires de ses effectifs et donc qui ne permet d’augmenter l’activité du service.

Georges Dallemagne exhorte le gouvernement à enfin prendre en compte les appels de la Justice, de la Défense, des services de sécurité et de renseignements dont les effectifs travaillent sans compter pour la sécurité de tous et qui sont au bout du rouleau faute de moyens nécessaires à leur bon fonctionnement. Il faut enfin investir dans ces domaines à hauteur des réels besoins.