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Adoption du PNEC, rehaussement des objectifs européens et agence interfédérale pour le climat : la Région bruxelloise se montre ambitieuse sur le climat

À l’initiative de la Ministre de l’Environnement Céline Fremault et quelques heures après son retour de la COP 24, le Gouvernement bruxellois a approuvé ce jeudi 13 décembre la version provisoire 2018 du Plan National Énergie Climat 2030. Celui-ci reprend la compilation des plans régionaux approuvés cet été et la contribution du fédéral en termes de décarbonation et d’efficacité énergétique. Ce plan permet à Bruxelles d’être sur une trajectoire ambitieuse de réduction des émissions directes et indirectes de gaz à effet de serre aux horizons 2030 et 2050.

Le climat doit être la première priorité de tous les niveaux de pouvoirs, du plus local ou plus global.

Céline Fremault

Le Gouvernement bruxellois reconnait comme légitime les recommandations du rapport du GIEC 2018 relatifs à l’urgente nécessité de réviser à la hausse les objectifs de réduction des gaz à effet de serre aux horizons 2030 et 2050 pour que l’accord de Paris puisse être respecté et réalisé.  « Le récent rapport du GIEC n’est pas un scénario de science-fiction. Il est sans appel et nous rappelle à nos responsabilités, individuelles et publiques. Le climat doit être la première priorité de tous les niveaux de pouvoirs, du plus local ou plus global » précise Céline Fremault. 

L’objectif principal du Plan National Énergie Climat est de permettre à la Belgique de participer à l’objectif européen en réduisant ses émissions de gaz à effet de serre de 35 % d’ici à 2030, en particulier à travers le développement des énergies renouvelables et l’amélioration de l’efficacité énergétique.

Cette version du PNEC, approuvée ce 13 décembre 2018 par le Gouvernement bruxellois, sera envoyée à la Commission Européenne d’ici la fin de l’année pour qu’elle puisse remettre ses recommandations au premier semestre 2019. La Région bruxelloise adjoindra en annexe au PNEC son plan régional ainsi que sa stratégie rénovation. 2019 sera aussi une année dédiée à l’organisation d’une consultation nationalesur base de la première version du plan. Suite  à cette consultation et aux recommandations de la Commission, un plan final sera envoyé à la Commission européenne avant le 31 décembre 2019.  

La finalisation du projet de PNEC 2030 est en phase avec la mobilisation sans précédent autour des enjeux climatiques et de la marche pour le climat(Claim the Climate) le 2 décembre 2018 qui a rassemblé 75.000 personnes. Cette mobilisation citoyenne est un appel clair et fort au monde politique pour accélérer et amplifier la transition de nos sociétés vers une société bas carbone en fixant des objectifs, des limites et des incitants.

Dans ce contexte, le Gouvernement bruxellois qui a toujours été volontariste en matière de politique environnementale, a décidé de soutenirun rehaussement de l’ambition climatique européenne passant de 40 à 55 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre en 2030. « La Belgique et l’ensemble de ses entités doivent pousser unanimement pour une telle ambition européenne. Agir sur le climat n’est plus un choix mais une obligation. Ce n’est pas non plus une charge mais une opportunité.» poursuit Céline Fremault. 

Pour le Ministre Président, Rudi Vervoort, «  Il importe également de créer dès 2019 une task force bruxelloisequi sera chargée de faire des propositions concrètes d’actions et de mesures transversales (rénovation urbaine, mobilité, fiscalité, ..) pour permettre à la Région bruxelloise de s’inscrire  dans cette augmentation de l’effort climatique. »

L’une des missions de cette task force sera notamment de travailler à l’amélioration de la gouvernance climatique belge en étudiant, comme le souhaite le Ministre Didier Gosuin,  la mise en place d’une potentielle loi programme sur le climat mettant en œuvre un nouvel accord de coopération, succédant à l’accord de coopération du 14 novembre 2002, où chacune des entités fédérales et fédérées poursuivra de nouveaux objectifs ambitieux, compte tenu de leur capacités et spécificités.

Cette gouvernance climatique passe aussi par la création d’une agence interfédérale pour le climat comme la réclame la Ministre Céline Fremault. Cette agence  devrait permettre à la Belgique de démontrer une stabilité et une ambition dans sa politique climatique. Grâce à elle, il ne sera plus question de seulement trouver le plus petit commun dénominateur entre les entités mais de réellement réfléchir à une politique climatique internationale en Belgique qui soit cohérente et ambitieuse.

Pour le Ministre-Président, Rudi Vervoort, « Il est temps de sortir de la vision dépassée de certains selon laquelle la politique climatique se résume à des coûts ; au contraire, elle est fondamentalement une source d’opportunités tant pour l’économie que pour l’ensemble des citoyennes et citoyens. A ce titre, la soutenir ne répond pas seulement à une nécessité environnementale, mais également à des enjeux sociaux majeurs. »

« C’est un message clair aussi aux acteurs économiques. Nous contribuons à poser le cadre pour accélérer la transition vers une économie zéro carbone. Les acteurs privés doivent embrayer et les organismes publics bruxellois seront leurs partenaires. Nous le faisons déjà pour l’économie circulaire. Nous irons plus loin pour traduire le rapport du GIEC en actions », explique Didier Gosuin, Ministre bruxellois de l’Économie.