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Changer de stratégie de vaccination !

Pour gagner la bataille contre la Covid et retrouver nos libertés sans mettre en danger la santé des personnes à risque, il faut drastiquement changer la stratégie de vaccination. 

Constats :

Différents problèmes graves minent la campagne de vaccination et génèrent des retards de vaccination au coût humain et sociétal inacceptables :

1️) Retards de livraison des vaccins, surtout en ce qui concerne l’AstraZeneca et le Moderna ; et consécutivement retards dans le programme annoncé (par exemple dans les centres résidentiels pour personnes porteuses de handicap).

2️) Organisation logistique défaillante en raison de l’organisation d’une véritable usine à gaz :

  • organisation type soviétique hypercentralisée, vaccination de la population exclusivement dans de grands centres ; 
  • convocation de personnes non prioritaires ;
  • personnes convoquées ne se rendant pas au rendez-vous, sans qu’on puisse en identifier la cause : méfiance à l’égard du vaccin, mail resté dans les spams, adresse erronée… ;
  • bugs informatiques ;
  • non prise en compte des personnes ayant des difficultés à se déplacer.
     

3️) Mépris pour les médecins généralistes pourtant disponibles et les mieux placés pour connaître les populations prioritaires en plein respect du secret médical.

4️) Violation du secret médical via le traitement par algorithme et mutuelles des données de santé pour identifier les populations à risque et base légale remise en question par l’Autorité de protection des données.

5️) Gaspillage de doses de vaccins (estimées à 2%).

6️) Retard dans le démarrage de la vaccination :

  • des soignants de 1ère ligne ;
  • des institutions collectives (centres d’hébergement pour personnes handicapées, hôpitaux psychiatriques…).
     

7️) On estime actuellement à 150.000 le nombre de doses disponibles même après constitution des stocks nécessaires pour garantir la seconde injection.

Recommandations proposées par le cdH :

1) D’abord et avant tout confier aux médecins généralistes l’administration de l’AstraZeneca: ils pourront mieux identifier les patients prioritaires, mieux les suivre, mieux les rassurer, mieux les convaincre, mieux protéger le secret médical, mieux gérer les stocks en cas de « no show » du patient et donc éviter des retards inutiles. On pourrait aussi leur confier une partie de l’administration des autres vaccins, ils sont demandeurs et prêts pour le faire (ils pourraient se fournir en Pfizer auprès des centres de vaccination chargés de décongeler ces vaccins ; ils tiennent plusieurs jours après décongélation). C’est également une solution pratique pour toutes les personnes ayant des difficultés à se déplacer. Nous avons la meilleure première ligne médicale au monde, utilisons-la plutôt que de l’écarter.

2) Permettre aussi aux médecins spécialistes de vacciner leurs patients chroniques qui sont suivis en continu à l’hôpital.

3️) Assouplir le système des convocations : les personnes pourraient prendre elles-mêmes rendez-vous si elles font partie d’un groupe à risque, cela permettrait d’éviter les retards dus aux méfiances, malentendus et autres bugs.

4️) Considérer qu‘une personne ayant déjà fait la Covid (PCR, test antigénique ou sérologique, positif) peut recevoir une seule dose de vaccin après son infection dans les 6 mois afin de se concentrer sur ceux qui n’ont pas d’anticorps ; rassurer ces personnes sur le fait qu’elles n’ont pas plus de risque de développer un Covid qu’une personne vaccinée entretemps.

5️) Administrer une première dose de vaccin sans attendre (quel que soit le vaccin), aux groupes à risque, sans mettre en stock la seconde dose dont on sait qu’elle peut intervenir bien plus tard. Une seule dose du Pfizer est efficace à 89 à 91% après 2 à 4 semaines selon une étude publiée dans the Lancet.

6️) Réclamer, de concert avec la Commission européenne, des astreintes aux producteurs de vaccins qui ne respectent pas les délais de livraison. Exiger la transparence sur les délais de livraison. Investir encore dans de nouvelles lignes de production. Accélérer l’autorisation de la mise sur le marché du vaccin de Johnson développé en Belgique.

7️) Travailler en flux tendu et rattraper par des plages horaires étendues la vaccination qui n’a pas pu avoir lieu faute d’organisation.  En cas de manque dans les livraisons de la seconde dose, augmenter le temps entre la première et la seconde dose.