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Communiqué de presse de la Chambre - Traitement médicamenteux : Une histoire surréaliste mais vraie !

Quand deux traitements existent, que le seul traitement enregistré est celui qui coûte 10 fois plus cher que l'autre et que la ministre De Block refuse de bouger depuis des années…Une histoire surréaliste mais vraie !

Aujourd’hui, le Lucentis est enregistré par les autorités belges comme médicament luttant contre la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Son prix est de 600€ par injection. A l’inverse, l'Avastin n’est pas enregistré par les autorités belges pour l’indication du traitement de cette même maladie oculaire (il est enregistré uniquement comme anti-cancéreux), alors que l’on connait son efficacité et que les ophtalmologues le recommandent et parfois même l’utilisent. Son prix est de…40€ par injection. C’est donc au moins 500 millions de perte qu’a enregistré la sécurité sociale suite au non-enregistrement du médicament Avastin pour le traitement de la DMLA.

Depuis plusieurs années, Catherine Fonck, députée fédérale cdH, interpelle la ministre De Block pour dénoncer cette situation surréaliste et très coûteuse pour la collectivité. La ministre s’est chaque fois bornée à répéter que la firme commercialisant l’Avastin n’avait jamais déposé de demande d’enregistrement pour l’indication de traitement de la DMLA.

La ministre De Block a par ailleurs refusé de prendre la moindre initiative dans le sens proposé par Catherine Fonck, à savoir d'examiner avec les ophtalmologues et l'Agence fédérale des médicaments, comment avoir, de manière proactive, une incitation à ce que ce produit, nettement moins cher, puisse être utilisé dans cette indication.

Cela aurait permis de faire plusieurs centaines de millions d’économies à la sécurité sociale et donc de dégager des moyens financiers pour d’autres avancées en faveur des patients, tout en garantissant l’efficacité et la sécurité du traitement.

Il s’agit d’une proposition crédible puisqu'en France, dès 2015, à l'issue d'un important travail préparatoire de l'agence nationale du médicament et des produits de santé (ANSM), une autorisation spécifique a été délivrée à l'Avastin pour le traitement de la DMLA dans un cadre hospitalier, dans des conditions strictement encadrées.

Catherine Fonck remet donc sa proposition sur la table et appelle le gouvernement à prendre ses responsabilités et à s’en saisir rapidement, dans l'intérêt des patients et de notre système de santé. La députée humaniste interrogera une nouvelle fois la ministre ce mardi à la Chambre.