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Crise du « Fipronil » : Michel de Lamotte s'inquiète quant au suivi des produits dérivés et rappelle ses exigences au gouvernement

Michel de Lamotte demande la présence de l'AFSCA ainsi que des ministres de l'Agriculture, de la Santé et de la protection des consommateurs, demain en commission de la Chambre des représentants.

Pour Michel de Lamotte, la crise est loin d'être résolue car, même si l'ensemble des oeufs contaminés par du « Fipronil » ont été retirés de la vente, reste la question majeure des produits dérivés aux oeufs contaminés pour lesquels aucune initiative ne semble avoir été prise dans notre pays. Il est donc indispensable d'effectuer un suivi de la crise au jour le jour. Tant le Gouvernement que l'AFSCA doivent répondre aux questions des députés.

Tant le Gouvernement que l'AFSCA doivent répondre aux questions des députés.

Le Groupe cdH au Parlement fédéral rappelle en outre ses exigences :

  • Le gouvernement doit s'assurer que la filière en aval des oeufs des exploitations identifiées comme à risque soit parfaitement retracée. Bien que tous les oeufs à risque soient maintenant retirés de la vente, on ne sait pas encore quand le « Fipronil » a commencé à être utilisé. Il reste donc peut-être des produits transformés avec une durée de conservation de plus d'un mois (p.ex. des mayonnaises) qui contiennent du « Fipronil » dans les rayons de nos magasins. Il est nécessaire d'identifier les lots de produits transformés qui ont été produits à base de ces oeufs afin de les retirer de la vente (ne fut-ce que temporairement, jusqu'à ce que le premier lot d'oeufs contaminés soit identifié). Le principe de précaution qui a prévalu pour le retrait du marché des oeufs contaminés doit prévaloir également pour les produits dérivés de ces oeufs. La France et le Royaume-Unis ont déjà commencés la publication de la liste des produits contenant des oeufs contaminés au « Fipronil » en vue d'en stopper la consommation. La Belgique doit suivre les exemples français et anglais.
  • Davantage de soutien doit être offert aux producteurs lésés par la fraude à la source de la crise du « Fipronil ». Le gouvernement doit recourir au « Fonds sanitaire pour les compensations et indemnisations ».
  • Un audit de l'AFSCA doit être effectué comme demandé par Michel de Lamotte en commission le 9 aout dernier. Cette demande, également formulée depuis par le Ministre Kris Peeters, doit être très rapidement mise en oeuvre. Cet audit doit permettre de tirer les leçons majeures de la gestion de la crise du « Fipronil » par l'agence et d'en tirer les conséquences pour l'avenir, notamment par rapport au fonctionnement de celle-ci et au lien qu'elle entretient avec les autorités. L'audit ainsi que ses conclusions doivent être soumis au contrôle parlementaire.
  • Le cdH veut pouvoir procéder à des auditions des acteurs de l'alimentation, particulièrement des agriculteurs et petits producteurs, ainsi que d'experts internationaux sur le fonctionnement de l'AFSCA. Le cdH veut avancer vers des procédures mieux adaptées à la taille des producteurs : si la garantie de qualité des aliments doit être la même partout, des efforts doivent être accomplis en vue d'un meilleur accompagnement des producteurs avec un meilleur équilibre entre obligations de résultats et obligations de moyens. L'épisode de la tarte au riz montre la non-proportionnalité de certaines mesures imposées à des producteurs qui ne sont pourtant pas à la source des véritables crises sanitaires comme celles du Fipronil ou de la Dioxine.

Le Groupe cdH au Parlement fédéral attend du gouvernement qu'il annonce dès demain à la Chambre des mesures concrètes qui, d'une part, viseront à mettre un terme à la crise en cours et, d'autres part, à améliorer la qualité du contrôle et du suivi de la sécurité alimentaire dans notre pays.