En cliquant sur OK, vous acceptez la politique de protection de la vie privée du cdH.

Gouvernement Coquelicot : la position du cdH

Le cdH, réuni ce mardi en Bureau politique, a analysé sérieusement et courtoisement la note dite «coquelicot», proposée par le PS et Ecolo. Sans surprise, ayant déjà été amenés à nous positionner tant sur le choix de la participation ou de l’opposition que sur l’idée de soutenir un gouvernement minoritaire depuis les bancs de l’opposition, nous adressons au PS et à Ecolo une réponse négative. Il me revient de vous livrer quelques éléments de réflexion, tant sur la méthode que sur le fond, de ce qui a été débattu ce matin au Bureau politique.

La volonté manifestée d’impliquer la société civile était certes une bonne chose. Mais pour établir ces ambitions et créer de la confiance, pour favoriser le « réenchantement démocratique » dont nous avons tous besoin, cela nécessite autre chose que des consultations en mode « speed-dating ». Le coquelicot nous a déçu sur la méthode, faisant de la sorte de la société civile un alibi davantage qu'un réel partenaire.

Par ailleurs, pour passer d’une minorité à une majorité, le coquelicot proposait une approche qui tenait les Députés des autres partis comme versatiles, et en particulier nos élus. Et miser sur le débauchage des nôtres n'est pas très élégant, vexatoire même, et peu enclin à créer les conditions de la confiance. En outre, comme PS et ECOLO ne cessent de le dire, les résultats des élections doivent être respectés. Nous sommes d’accord avec cela, et c’est ce qui a d’ailleurs justifié notre choix du 5 juin. Nous sommes devenus le 5ème parti en Wallonie... D'autres partis ont été davantage plébiscités par les électeurs et ont donc logiquement un rôle de premier plan à jouer dans les négociations à venir.

Le coquelicot affirme des priorités au cœur de l’actualité (mais pas toutes). Mais les mesures proposées ne sont ni opérationnalisées ni budgétisées. Elles sont souvent fort généreuses mais aussi fort générales. Ces promesses ne peuvent être concrétisées à cadre budgétaire constant, sans créer de nouvelles taxes ou via un endettement accru ! Nous ne pouvions imaginer accorder un blanc-seing à un gouvernement minoritaire PS-ECOLO.

C’est donc en toute sérénité que le Bureau politique a refusé, à la quasi unanimité encore, son soutien à la note coquelicot. En tant que citoyens, nous faisons de la politique avant tout pour défendre le projet dans lequel nous croyons, et non pas accepter de le voir diluer jusqu’à en perdre sens dans des attelages où nous ne pèserions guère.