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Lancement de cellules violences dans les CPAS

La Ministre de l’Action sociale et de l’Egalité des chances, Alda Greoli, se réjouit du lancement de cellules violences ou de la désignation de personnes de référence « violences entre partenaires » dans les CPAS. Cette nouvelle mesure devrait permettre de détecter davantage de situations de violences et contribuer à briser, chaque jour un peu plus, la loi du silence.

Pour rappel, on estime[1] qu’en Belgique une femme sur quatre au cours de sa vie sera victime de violences physiques et/ou sexuelles de la part de son partenaire. Les hommes sont également concernés, mais dans une moindre mesure.
 
En ce début d’année, la Ministre Alda Greoli vient d’adresser à l’ensemble des CPAS une circulaire visant à mettre en place une « cellule violence entre partenaires » ou à désigner une personne de référence « violence entre partenaires » en leur sein. L’objectif est d’améliorer la détection et l’orientation des victimes de violences que les travailleuses et travailleurs sociaux des CPAS sont amenés à rencontrer dans le cadre de leur travail.

On estime qu’en Belgique une femme sur quatre au cours de sa vie sera victime de violences physiques et/ou sexuelles de la part de son partenaire.

Il s’agit de la mesure 122 du Plan d’Action National (PAN) 2015-2019 de lutte contre toutes les formes de violence basée sur le genre, adopté par le Gouvernement wallon le 19 novembre 2015. Ce PAN et cette mesure plus spécifique concernant les CPAS s’inscrivent en cohérence avec les exigences requises par la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique (Convention d'Istanbul), entrée en vigueur en Belgique le 1er juillet 2016.
 
Pour rappel, la violence entre partenaires se retrouve dans toutes les couches de la société, indépendamment de l'âge, de l'origine ethnique, de la religion, de l’orientation sexuelle, du niveau d’études ou du niveau socio-économique. Cependant, l’accumulation de facteurs de stress dans les milieux défavorisés peut augmenter la difficulté à se soustraire au climat de violence.
 
Les travailleuses et travailleurs sociaux des CPAS étant régulièrement en contact avec des personnes confrontées aux violences conjugales, il apparaît nécessaire de pouvoir détecter et correctement orienter les personnes victimes.
 
De plus, les CPAS sont notamment mandatés pour délivrer une attestation dans le cadre de l’attribution des points de priorité dans l’accès aux logements publics lors de violences intrafamiliales.[2] Il serait utile que les CPAS puissent, dans le cadre de leur enquête sociale, prendre en compte les rapports établis par les services ambulatoires spécialisés dans l’accompagnement des victimes de violences et attestant des violences subies.
 
Afin de fournir une assistance adaptée aux victimes et de les orienter vers les services adéquats, il est nécessaire de former le personnel des CPAS. Des formations gratuites d’un jour sur les violences entre partenaires sont données, grâce au soutien de la Wallonie, par les Pôles de ressources spécialisées en violences conjugales et intrafamiliales. Les infos utiles sont disponibles sur le site www.ecouteviolencesconjugales.be.
 
La ministre Alda Greoli invite vivement les CPAS à encourager leur personnel à participer à ces formations ainsi qu’à désigner des personnes ou cellules de référence sur cette thématique. Elle rappelle aussi que tout travailleur ou travailleuse de 1ère ligne peut s’adresser gratuitement et anonymement au 0800 30 030 pour tous compléments d’informations relatives aux violences conjugales.  
 
Pour rappel, ce numéro « vert », qui s’adresse aussi aux victimes de violences, aux auteurs et à leur entourage, fonctionne, depuis le 8 mars 2017, en continu, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, grâce à une collaboration, initiée par la Ministre Alda Greoli, entre les Pôles de ressources spécialisées en violences conjugales et intrafamiliales, d’une part, et Télé-Accueil, d’autre part. Depuis, le volume d’appels a triplé : plus précisément, le nombre d’appels pris en charge est passé de 2.693 en 2016, à 4.862 en 2017 et même…9.083 appels en 2018 (soit une augmentation de plus de 300 %).  

Toutes ces mesures s’inscrivent dans une volonté de la Wallonie de passer à la vitesse supérieure dans la lutte contre les violences et de briser, chaque jour, un peu plus, la loi du silence qui se traduit, également, dans une nouvelle relance de la campagne multimédia « #ARRÊTE c’est de la violence », une initiative conjointe FWB-Wallonie-COCOF, dès ce 4 février et jusqu’au 17 février prochain.

[1] Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (2014)

[2] Arrêté du Gouvernement wallon du 8 mai 2014 modifiant l’arrêté du Gouvernement wallon du 6 septembre 2007 organisant la location des logements gérés par la Société wallonne du Logement ou par les sociétés de logement de service public