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Nos PME à l'épreuve de la crise du Covid-19

L’économie belge dépend grandement de ses petites et moyennes entreprises. En plus de leur contribution comptable à notre prospérité, ces PME sont les garantes d’une société du « vivre mieux » et doivent être protégées des épreuves imposées par la crise actuelle.

On se félicite souvent, en Belgique, d’être une « terre des PME ». En effet, si l’on prend les chiffres de l’UCM (rapport PME 2019), la Belgique comptait, fin 2018, 1,17 millions de PME actives sur son territoire. Cela représente 54% de l’emploi belge et 46% de sa valeur ajoutée, bien au-delà de la moyenne européenne (respectivement à 50% et 38%). La santé financière de ces entreprises, à la veille de la crise sanitaire, était relativement bonne avec un endettement en baisse, une liquidité renforcée et une rentabilité à la hausse. 

Au-delà de cette vision purement comptable, les PME belges permettent de tisser un lien particulièrement bienvenu dans nos villes et villages. Le commerce de proximité et l’Horeca, notamment, y sont relativement bien représentés, sans oublier les nombreuses activités indépendantes, qui représentent le véritable maillage de notre société. Les PME occupent, par ailleurs, une place de choix dans une vision du développement où le « mieux » est privilégié au « plus » et où l’économie est davantage ancrée dans son terroir. 

Crise économique et mesures de soutien

Ce beau tableau a été fortement ébranlé par la crise sanitaire qui nous frappe actuellement : de nombreuses entreprises ont dû faire appel au chômage temporaire pour leurs employés (1,3 millions de travailleurs) et près de 400.000 indépendants ont fait appel au droit passerelle. Les finances publiques vont donc être soumises à rude épreuve pour cette année, sans compter qu’il faudra adopter un plan pour relancer la machine économique une fois la crise passée. Malgré les nombreuses aides mises en place par les différents gouvernements (assouplissement de l’accès au droit passerelle et au chômage temporaire évoqués plus haut, aides aux entreprises au niveau régional…), nos PME souffrent et de nombreux indépendants craignent un risque de faillite dans les prochains mois. Davantage doit être fait pour soutenir ce maillon essentiel de notre économie.

Des mesures davantage adaptées à la réalité de terrain ?

L’impact sociétal d’une crise économique emportant de nombreux indépendants vers la faillite serait énorme pour notre pays aussi bien dans le court terme que dans le long terme, pour nos régions, pour nos villes ou encore pour le quartier dans lesquels elles s’inscrivent. Ce coût doit être pris en compte dans les montants que nous libérons dès maintenant pour sauver notre économie et nos entreprises. De nouvelles mesures de soutien doivent être prises au niveau fédéral pour garantir la liquidité de nos entreprises (annulation des cotisations sociales, soutien bancaire élargi…). Si notre action depuis les bancs de l’opposition aux Parlements régionaux a permis d’élargir les mesures de soutien aux entreprises, il est nécessaire d’aller encore plus loin. Sans oublier de nombreux acteurs clés de notre société, dans les secteurs associatif et culturel notamment, qui sont aussi des PME mais restent souvent des oubliés de la crise. Nous ne pouvons nous permettre de les laisser au bord du chemin en attendant le retour des jours meilleurs. Nous sommes et serons toujours à leur côté.

Le Président Maxime Prévot a formulé diverses propositions concrètes de soutien, de même que plusieurs parlementaires.