En cliquant sur OK, vous acceptez la politique de protection de la vie privée du cdH.

Oui à protéger les consommateurs des sociétés de recouvrement mais non à étrangler les petits indépendants et les petites entreprises

Ce jeudi, en séance plénière de la Chambre, est débattue une proposition de loi visant le recouvrement de dettes.

Le cdH dénonce fermement les pratiques abusives de certaines sociétés de recouvrement et agit pour la protection des consommateurs au travers d’une série de propositions déposées à la Chambre.

Cependant, d’autres points de cette proposition de loi nous posent question. Ils risquent de mettre à mal la situation des indépendants, des TPE, PME mais aussi du secteur de la santé.  L’emploi dans ces structures qui constituent un tissu social conséquent dans notre pays pourrait en être impacté.

La proposition de loi prévoit, en effet, d’étendre les délais de paiement sans frais supplémentaires d’une manière qui nous semble trop importante. Ce délai monterait jusqu’à 41 jours (1er rappel gratuit inclus).

Or les entreprises doivent, elles aussi, supporter des charges mais ne bénéficient pas de ce même délai pour honorer leurs fournisseurs, la TVA, l’ONSS, notamment.

Pour le cdH, cela pourrait engendrer des problèmes importants pour les entreprises, les indépendants.Ceux-ci pourraient dès lors éprouver des difficultés à payer leurs employés ou à lancer leur activité dans le cas d’un jeune plombier, d’un jeune chauffagiste, par exemple.

Ce n’est pas en étranglant les entreprises que l’on va aider efficacement les personnes qui connaissent des problèmes d’endettement. On risque au contraire de précariser des entreprises et de détruire l’emploi.

Catherine Fonck regrette que « les conséquences et les effets pervers de ce texte, dont nous partageons l’objectif et dont nous pourrions voter 90% du contenu, n’aient pas suffisamment été analysés ».

Le surendettement est une problématique majeure à laquelle il faut apporter des réponses. La précarisation grandissante est un fait et le cdH sera toujours en première ligne pour la combattre. Mais ce n’est pas le rôle des entreprises et en particulier des indépendants et des petites entreprises de se substituer aux pouvoirs publics dans la lutte contre le surendettement et la pauvreté.