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Visas humanitaires : et si on se donnait enfin les moyens de connaître la vérité ? Les manoeuvres dilatoires actuelles justifient pleinement une commission d’enquête parlementaire.

Le cdH, par la voix du député fédéral Georges DALLEMAGNE, regrette la manière dont se déroulent les travaux parlementaires dans la problématique de la délivrance des visas humanitaires.

Il est essentiel que toute la clarté soit faite sur les visas humanitaires accordés entre 2015 et 2018 et les circonstances dans lesquelles ils ont été octroyés.

Plus le temps passe, plus ce dossier fait apparaître des dysfonctionnements manifestes. La Ministre De Block, désormais en charge du dossier, vient d’ailleurs de pointer la responsabilité politique de son prédécesseur.

Afin de pouvoir identifier précisément ces dysfonctionnements et y remédier, il est essentiel que toute la clarté soit faite sur les visas humanitaires accordés entre 2015 et 2018 et les circonstances dans lesquelles ils ont été octroyés.

Georges Dallemagne a déposé deux propositions. La première vise à mettre en place une commission d’enquête parlementaire qui permet une recherche de la vérité dans les meilleures conditions, à charge et à décharge, par exemple en exigeant la production de documents ou en entendant des témoins sous serment.

L’autre proposition permet d’instaurer la transparence dans la délivrance des visas en permettant un contrôle a posteriori sur le pouvoir discrétionnaire du Ministre qui devra venir expliquer ses choix devant le Parlement. 

Les réquisitoires de cette après-midi de la part de l’Office des étrangers, du CGRA et de Myria sur la manière dont le cabinet Francken opérait, sur l’opacité du système et son amateurisme démontrent, si cela était encore nécessaire, l’importance de la mise en place d’une véritable commission d’enquête.

Le fait, par exemple, que le pic d’octroi de visas par Theo Francken corresponde à la veille des élections communales (septembre 2018), alors qu’à ce moment-là la situation est calme en Syrie, apparait particulièrement problématique…

Trois semaines après la révélation des faits, aucune avancée significative n’a encore été réalisée au Parlement. Les moyens pour y arriver sont là, maintenant il suffit de le vouloir.