Du PSC au cdH, histoire d’une métamorphose


Le centre démocrate Humaniste est né le 18 mai 2002. Il est issu du PSC (Parti social chrétien).

Le PSC – accolé au CVP – est fondé en 1945. Le nom « Parti social chrétien-Christelijke Volkspartij » est un programme en soi. Il souligne le caractère chrétien et unitaire du parti. Il entend marquer une rupture par rapport au parti catholique d'avant-guerre tant sur le plan doctrinal qu'organisationnel.

Présenté en décembre 1945, le programme du PSC, intitulé « les chantiers sont ouverts, quel sera l'architecte ? », rejette tant le capitalisme libéral que la philosophie socialiste de la lutte des classes. Il base sa doctrine sur le personnalisme,  développé dans les années trente par le Français Emmanuel Mounier. Le personnalisme défend l’inaliénable dignité de l’homme et insiste sur sa dimension collégiale.

Le nouveau parti est un parti populaire. Il réunit en son sein des personnes issues de toutes les catégories sociales. Il se fonde sur l'adhésion individuelle de membres et sur l'organisation de sections locales. Il insiste sur la notion de bien commun.

Le PSC participe à toutes les coalitions de 1945 à 1999, à l’exception d’un gouvernement, de 1954 à 1958, pendant la « guerre scolaire ». Trois personnalités, Jean Duvieusart, Pierre Harmel et Paul Van den  Boeynants, ont été Premier ministre.

La crise de Louvain de 1968, née de la volonté flamande d'expulser la section francophone de l'Université Catholique de Louvain, a conduit le PSC à s'imposer comme parti francophone autonome.

Depuis 1972, le PSC et le CVP sont deux partis totalement indépendants.

Devenu autonome, le PSC s'est affirmé comme un parti au fonctionnement démocratique. En 1969, le PSC a été le premier parti belge à introduire l'élection de son président national, de ses présidents d'arrondissements et de ses présidents de sections locales au suffrage universel de l'ensemble de ses membres. Le PSC n'a cessé de renforcer la démocratie interne en organisant de nombreux débats largement ouverts sur les problèmes d'actualité et en consacrant des efforts importants à la formation de ses responsables.

Aux élections régionales et législatives de 1999, le parti connaît une crise, due à deux faits externes, mais extrêmement médiatisés : l'Affaire Dutroux et la crise de la dioxine. Cela conduit le PSC à rejoindre l'opposition à tous les niveaux de pouvoir.

Joëlle Milquet devient la nouvelle présidente du PSC. Elle est chargée de rénover le parti,

Le 9 juin 2001, le congrès du PSC approuve la Charte de l'Humanisme démocratique.

Le 18 mai 2002, au terme d'un long processus de discussion mené par Joëlle Milquet dans tous les arrondissements, le congrès du PSC a adopté les nouveaux statuts et la nouvelle dénomination du parti : centre démocrate Humaniste (cdH).

Joëlle Milquet est réélue présidente du cdH à l'automne 2003.

Le succès aux scrutins régionaux et communautaires de juin 2004 permettent au cdH de revenir au pouvoir à la Région wallonne et à la Communauté française, en coalition avec le Parti socialiste, ainsi qu'à la Région bruxelloise, en coalition avec le Parti socialiste et le parti écologiste.

À la suite des élections législatives du 10 juin 2007 où le cdH gagne 5 sièges (3 à la Chambre des représentants, 2 au Sénat], le parti participe au gouvernement Leterme I après un très long processus de négociation mené par Joëlle Milquet et Melchior Wathelet (jr).

Le cdH participe au gouvernement fédéral formé en 2010 et fait également partie des majorités à Bruxelles et en Wallonie depuis 2009.

Le 1er septembre 2011, Benoît Lutgen succède à Joëlle Milquet et devient le deuxième président du cdH.